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    Franck André Jamme





Auteur depuis le début des années 80 d’une dizaine de livres de poèmes (surtout en prose) et de fragments – la plupart publiés par Fata Morgana et les éditions Unes.
Mère institutrice, père violoniste et résistant, puis journaliste. Soprano solo dans un chœur d’enfants au milieu des années 50. Entre 15 et 18 ans, deux rêves récurrents : dans le premier, un point noir brillant envahit peu à peu un ciel entièrement noir mat ; dans le second, il se promène et dialogue avec Marcel Duchamp dans les rues de New York.

Unique bonheur de la scolarité : le grec ancien. Entre 18 et 22 ans, écriture de deux livres expérimentaux (des extraits paraissent dans Les Cahiers du Chemin, sous un pseudonyme). Il n’écrit plus pendant dix ans.
Deux années dans le Londres assez délirant du début des années 70. Puis deux ans de dépression grave : totale absence. Puis six ans de journalisme sous un autre pseudonyme, de 1974 à 1980 – en particulier au Monde de la Musique, où il est chargé du jazz et des musiques du monde.

En 1979, écriture en une nuit de La Flamme dans l’eau. Il montre ces pages à André Mallessard, vieil ami de guerre de son père et imprimeur dans L’Île Saint Louis, qui décide aussitôt d’en faire un petit volume. En 1983, René Char, qu’il voit régulièrement depuis quelques années et qui l’a aidé à publier son premier vrai livre, L’Ombre des biens à venir, lui demande de coordonner la publication de ses Œuvres complètes dans la Pléiade – il passe un an à L’Isle-sur-la-Sorgue.
Fréquents voyages en Inde depuis 1982. Passionné par l’art contemporain de ce pays dans les domaines bruts, tantriques et tribaux, il participe à de nombreuses expositions en France (Magiciens de la Terre/Centre G. Pompidou, Azur/Fondation Cartier, Tantra, Vyakul et Korwa/Galerie du Jour-Agnès b.) et aux États-Unis. Gravement blessé et choqué dans un accident d’autobus en 1985, sur la route Delhi-Jaipur – les six passagers qui l’entourent meurent. Il écrit dans son lit d’hôpital La Récitation de l’oubli.
Traducteur de poètes rencontrés au cours de ses voyages : le Bengali Lokenath Bhattacharya (à New Delhi), l’Indien Udayan Vajpeyi (à Bhopal) – et récemment l’Américain John Ashbery (à New York).
Longue amitié avec Charles Duits, Edmond Jabès. Quelques visites très désennuyantes à Henri Michaux. Vraie joie aux collaborations fréquentes avec les peintres et les musiciens.
Nombreuses lectures en France et à l’étranger : Beaubourg/Paris, Saint Mark Church/New York, Trinity College/Cambridge...
Depuis 1998, plusieurs séjours à New York, où il commence à publier son travail (chez Sélavy Press et Black Square Editions, dans des traductions de David Kelley, Michael Tweed, John Ashbery et bientôt Mary Ann Caws).
Né en 1947. Vit à Paris et en Bourgogne, avec le peintre et poète Valérie-Catherine Richez.

Publications :
• L’Ombre des biens à venir, Thierry Bouchard, 1981.
• Absence de résidence et pratique du songe, Granit, 1985.
• La Récitation de l’oubli, Fata Morgana, 1986.
• Pour les simples, Fata Morgana, 1987.
• Bois de lune, Fata Morgana, 1990.
• De la multiplication des brèches et des obstacles, Fata Morgana, 1993.
• Un Diamant sans étonnement, Unes, 1998.
• Encore une attaque silencieuse, Unes, 1999.
• L’Avantage de la parole, Unes, 1999.

• Exercices du jour, à paraître.
• Extraits de la vie du scarabée, en cours.

Près d’une cinquantaine de tirages limités, la plupart illustrés par des peintres : Nicolas Alquin, Pierre André Benoit, François Bouillon, James Brown, Francesca Chandon, Marc Couturier, Olivier Debré, Suzan Frecon, Monique Frydman, Madame Ladho, Marcel Miracle, Valérie-Catherine Richez, Raja Babu Sharma, tantriques anonymes, Richard Texier, Jan Voss, Acharya Vyakul, Yang Jiechang, Zao Wou-Ki, Jean Zuber...
et quelques poèmes musicaux et livrets avec Frank Royon Le Mée, Steve Lacy et Claire Renard – cette dernière pour l’opéra Col Canto, créé en 1995.

Traductions :
• Le Danseur de cour, Les Marches du vide, Débris reconstruits, La Danse et Dieu à quatre têtes de Lokenath Bhattacharya (du bengali, avec l’aide de l’auteur, chez Granit et Fata Morgana, entre 1985 et 1993 ; les deux premiers titres repris en 2000 chez Gallimard).
• Vie invisible de Udayan Vajpeyi (du hindi, avec l’aide de l’auteur, Cheyne éditeur, 2001).
• Trois poèmes de John Ashbery, en cours